ma vie mes humeurs ma psychanalyse

25 novembre 2006

j'aime beaucoup cette idée...

http://www.passe-livre.com/default.asp

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09 novembre 2006

Un canapé pour deux.....

couple_sur_canape

Je me rappelle d’une soirée passée avec mes amies, il y a plus d’un an, à une période ou moi j’étais en plein chagrin d’amour, ou elles parlaient de la difficulté de vivre à deux…

Toutes deux avaient déjà eu d’autre expérience de vie commune, et toutes deux avaient eu des échecs cuisant. Moi, je me sentais en complet décalage, d’abord je venais de perdre la femme de ma vie (c’est ce que je croyais à l’époque) et je n’avais jamais eu de relation longue me permettant de vivre à deux…

Pour moi, la vie à deux était comme un rêve, un choix romantique, un aboutissement, normal puisque je croyais encore au conte de fée et aux princesses charmantes !

Pour elle, c’était finalement plutôt quelque chose de difficile à gérer, entraînant beaucoup d’angoisse, et une consommation accrue de Xanax !

A ce moment là, M cherchait une maison a acheter avec son ami, après moult débat et discussions ils avaient réussi a définir ensemble un aménagement de maison qui conviendrait à leur desiderata. Pas facile ! d’ailleurs 3 ans après ils sont toujours locataires !

Cette maison devait donc avoir, deux cuisines, trois chambres, une pièce commune, une pièce personnel chacun, etc etc… en bref deux appartements privés reliés par un espace commun !

A mes yeux, il ne manquait presque qu’une pointeuse pour ne pas dépasser le temps passé ensemble défini à l’avance !!!  (euhhhh, un petite précision, M et moi avons le même psy !!!!)

Ça me paraissait un peu monstrueux comme idée, en tout cas c’était trop !!!

Depuis, ils vivent ensemble dans une maison « normale », mais au début, je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui, ils avaient une règle un peu bizarre, le jeudi soir ils ne dormaient pas ensemble, M dors sur le canapé de son bureau et D dort dans la chambre d’ami… C’est comme ça ! ils créaient un soir de décompression…

Cette idée un peu saugrenue, me choque un peu moins aujourd’hui.

Pourquoi ? parce que je vis un début d’expérience de vie commune, et que j’en vois les limites, bien que ce soit extrêmement agréable.

N et moi, nous passons beaucoup de temps ensemble, sans interruptions, lorsqu’elle vient à la maison, elle reste une semaine, dix jours, voir 15 jours. Ma maison étant petite (65 m2) et conçue comme une maison de célibataire, (j’ai enlevé toutes les portes !) il n’y a absolument aucun moyen d’avoir un endroit ou s’isoler, ou un endroit à soi juste à soi. Impossible par exemple de ne pas entendre la musique si elle en écoute, la Tv si une de nous deux la regarde, la lumière si une des deux veut lire jusque tard dans la nuit.

Ce qui finalement fait qu’en général nous sommes obligées de trouver un consensus sur l’activité en cours, et donc nous faisons quasiment tout ensemble, à deux.

Souvent, ça ne me pose aucun problème, mais parfois oui, c’est difficile.

Bien que nous ayons énormément de goût commun, il y a des choses que j’aime faire et qu’elle ne fera jamais, par exemple j’aime les jeux vidéo sur pc, surtout en hiver, elle aime écouter la radio moi ça m’insupporte ( ma mère était sans arrêt avec son poste radio partout ou elle allait, même jusqu’au fond du jardin…), et j’ai donc parfois le sentiment d’être frustrée, voir obligée de m’adapter à ses goûts et à ses choix. (sans doute a t’elle la même impression !?)

Ça créer une tension interne, et c’est à ce moment là que je prend peur.

J’ai peur de retomber dans le piège de l’adaptation à l’autre, j’ai peur de redevenir une personne qui ne sait plus vivre toute seule, j’ai peur de perdre une partie de moi, de ma personnalité, parce que je ne fais plus rien toute seule, juste pour moi.

Pour le moment, rien de grave, d’autant qu’elle a gardé son appartement et q’elle y retourne de temps en temps quelques jours. Mais je stresse un peu lorsque je songe au jour ou nous aurons décidé définitivement de vivre ensemble. D’autant que je ne veux en aucun cas quitter ma maison, parce qu’elle est l’illustration parfaite de ce dont j’avais toujours rêvé, le lieu, le jardin, la forêt, tout !! sauf sa petitesse, imposée encore pendant quelques années du fait de  ma situation financière.

Bien sur, N me dirait qu’il existe une solution a cette petitesse, se pacser, coucher les choses sur le papier et investir a deux dans les travaux… Mais moi, pour le moment je ne le souhaite pas, je sais au fond de moi que ce n’est pas raisonnable. Et bien que dans mon esprit, lorsqu’elle est là, elle n’est pas chez moi, mais chez nous, je préfère (en espérant que ça ne nous soit pas fatal) vivre dans un petit espace mais qui perdurera dans le temps que notre relation amoureuse dure ou ne dure pas…

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26 octobre 2006

connaissez vous le syndrome du chef d'entreprise ???

Je suis en plein dedans. Aucune énergie pour me défoncer au boulot, ma petite entreprise qui connait la crise !!!!

Cendrillon dévouée lorsque j'étais salariée...

Je suis devenue "inapte" à m'impliquer dans mo travail...

Si vous avez connu la même chose, merci de m'expliquer comment vous vous en êtes sortis :)

Tout le reste de ma vie va pour le mieux, peut être que ceci explique cela...

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12 octobre 2006

Nouveau partage....

Je suis époustouflée lorsque je relis ma dernière entrée...

Et vos commentaires qui m'incitent au dialogue avec elle.

Avec le recul, je ne vois dans ce message que l'expression de mes propres peurs. Bien sur, quoi de plus dangereux que de laisser libre court a ses émotions, ses sentiments, surtout lorsque l'on a peur de prendre une nouvelle baffe, ou une grande douche froide.

Lorsque ma peur disparaît, ou en tout cas est moins forte, le dialogue se fait bien plus naturellement, et surtout je m'autorise à ressentir tout le bien être que délivre la relation à deux.

Parce que je sais qu'aujourd'hui, je ne me laisserais plus jamais entrainé dans le cercle vicieux de l'adaptation à l'autre, à ses goûts, à son rythme de vie, je suis capable (je crois!) de vivre une relation d'amour. D'envisager un peu plus sereinement l'avenir, de caresser l'idée d'une vie commune, d'une construction de vie à deux, un engagement mutuel...

De plus je me sens moins "dépendante" de mon psy, et donc plus à même de suivre mes propres directions sans forcément analyser le pourquoi du comment mais juste en vivant l'instant présent, en le savourant.

Je ne dis pas que je n'ai plus peur de rien non !!! ce serait bien trop prétentieux et irréel, mais petit à petit je me libère de mes démons, de ma peur d'être rejetée toujours, et surtout, surtout, je sais que je suis "capable" de vivre seule, sans mourir, sans perdre le goût de la vie, et c'est sans doute là, le secret de la réussite d'une vie de couple...

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14 septembre 2006

quelques nouvelles...

J'éprouve une réelle difficulté à écrire, sans doute parce que ce que j'écris lorsque je vais mal viens du coeur, directement...

Là, je n'arrive pas à mettre des mots sur ce que je ressens.

Ou plutôt, peut être, j'ai peur de mettre des mots sur ce que je ressens. Une certaine peur s'installe en moi, je ne tombe pas amoureuse d'elle, et je me dis, si tel n'est pas le cas, ce n'est sans doute pas avec elle que tu dois construire quelque chose de durable... Ou bien alors, ton inconscient, prêt à tout pour te voir finir ta vie toute seule t'empêche de tomber amoureuse puisque la situation est relativement confortable, vivable, sans grosse emmerde...

Bref je suis dans l'expectative, ni mal, ni bien, contente tout de même lorsqu'elle est là, mais heureuse aussi lorsqu'elle repart et que j'ai un peu de temps pour respirer seule.

Elle est un peu trop pot de colle à mon goût, on se voit trop,trop longtemps (cinq jours de suite), lorsqu'elle n'est pas là, elle me téléphone matin, midi et soir, c'est trop, ça en devient pénible, pourtant je n'arrive pas à lui dire, et je sais (parole de psy!!) que même c'est trop tard pour maintenant lui dire que j'ai besoin d'un peu d'indépendance...

C'est drôle, de me retrouver dans le rôle de mes ex...

Trop sollicitées, trop envahies et qui ont fini par partir.....

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31 août 2006

essai de débranchage.... ;)

se20

J'essaye de profiter au maximum de ce que la vie m'offre, et de débrancher les circuits d'alertes internes concernant les dangers : un, de l'amour, deux de la vie commune, trois des projets futurs...

Punaise, la voix interne, n'est pas celle de mon malin "surmoi" ! mais celle de mon psy ...

J'ai rendez vous demain soir, après environ deux mois sans rendez vous...

Je sais a peu près tout ce qu'il va me dire, lorsque je vais lui parler de ma nouvelle relation amoureuse. ( Attention de ne pas trop vous voir (trop de plaisir = elle va vous quitter (ou vous allez la quitter)), garder votre indépendance ( pas question de discuter du projet de la maison), elle veut prendre des parts dans ma société pour insuffler de la trésorerie (pas question, votre affaire est votre affaire et il serait fou d'y associer votre amie))

Bon j'en passe et des meilleurs, d'autant que je suppute !! Mais je le connais le bougre...

La difficulté est de croire qu'il peut se tromper, alors que j'usqu'à présent il faut bien le dire, toutes ces théories se sont  réalisées ou déroulées sous mes yeux...

En même temps, ma chérie revient ce soir, pour cinq jours au moins et ça c'est du bonheur en direct live !

La semaine dernière même durée, et que des bons moments, et surtout une espèce de... comment dire... osmose, les mêmes envies au même moment, des moments de partage jamais vécu auparavant avec aucune autre...

Je m'attache à garder la tête sur les épaules, et à tenter de croire que c'est beaucoup trop tôt pour envisager une vie commune au bout de trois semaines, pourtant elle en parle, et mon coeur dit oui... (vivre à 100km l'une de l'autre n'étant pas des plus confortables...). Raisonnablement je souhaiterais qu'elle se rapproche de moi géographiquement n'ayant aucune attache professionnelle, ni matérielle, pour que l'on puisse se voir peut être moins longtemps mais plus souvent avant d'envisager le grand saut. Elle à l'air, très sur de nous, et envisage la vie commune, de participer au financement de l'agrandissement de ma maison, de lui en céder une part, de pacs etc etc.... brouhhhhhhhh rapide hein????!!!!!

a suivre....

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24 août 2006

super !!!

je viens d'effacer ma nouvelle entrée. grrrrrrrrr

bon ben je n'ai pas le courage de la ré-écrire tout de suite

a bientot

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19 août 2006

sea, sex and sun ;)

Je me prépare a passer un excellent week end :)

euh non finalement ce sera campagne, sex and pluie !

mais c'est pas grave !!!!!!

Bon week end

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16 août 2006

a quoi ça va ressembler ?

Sans_titre

ou plutot à

Sans_titre3

tumultueux ou calme...

passion fugace ou amour durable...

égoisme ou partage...

non dits ou dialogue...

controle ou lacher prise...

ouahhhhhhhhhh je flippe !

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conseiller conjugual...

20060212_Coeur_20gel

ça vous dirait ?

Une nouvelle histoire commence. Sans les emmerdements ????

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06 août 2006

impression de "je ne sais pas quoi'

Retour au bercail, les vacances sont finies....

Retour d'une impression de je ne sais quoi : un mélange de tristesse, de colères enfouies et non digérées, de lassitude, de culpabilité...

Ce je ne sais quoi qui vous fait venir les larmes au yeux sans savoir vraiment la cause...

Je fais le tour des blogs que j'aime, j'y trouve une richesse dans l'expression, dans le contenu et je me sens en décalage. Il y a un revers a la tranquillité de l'existence, c'est qu'il ne se passe pas grand chose et que de voir étalé sous mes yeux des existences enrichissantes me fait mal.

Je crois que j'ai besoin d'un peu de tumulte.

Et que j'ai encore bien des sentiments non exprimé qui me minent. Malheureusement, je ne sais ni a qui; ni comment en parler, et je n'ai aucune idée de la façon dont je pourrais me débarasser de ces vieux démons.

En somme retour à un état de manque affectif

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28 juillet 2006

la force tranquille....

enso

C’est vrai que mes messages se font rares, sans doute parce que je ne ressens le besoin d’écrire que dans les périodes de souffrances et de doutes et que pour le moment je ne suis pas mal.

C’est la première fois, depuis longtemps que la quiétude est au rendez vous et semble vouloir s’installer dans ma vie, sans cachets, sans paradis artificiels. (Je redoute de le dire, ou plutôt de l’écrire d’ailleurs parce que j’ai remarqué que souvent ça m’était fin instantanément au sentiment de plénitude, comme si le simple fait d’énoncer je vais bien, je suis heureuse provoquait chez moi un cataclysme inconscient qui rompait le charme…. Bref !)

Les vacances, synonymes pour moi, de période de souffrance et d’extrême solitude, ces derniers mois, m’apparaissent aujourd’hui comme une bénédiction des dieux !!

La vie est assez linéaire, il n’y a pas de grande intensité ni dans la peine, ni dans la joie, juste un certain équilibre, une joie simple d’être dans le présent, et de savoir le savourer. Sans doute pour moi (scorpion dans l’âme, une vraie de vraie !!) une première approche du lâcher prise, être là, dans l’instant, savourer un bon bouquin (le dernier connely), un bain de soleil, les baignades dans la piscine familiales, même la compagnie de ma famille ! (c’est dire !)

Je me sens maître du jeu, parfois un peu seule, mais libre de ne plus l’être. Comment dire, il me semble que je n’ai plus cette impression d’une fatalité qui plane au-dessus de ma tête.

Je suis en train de découvrir une autre facette de moi, inconnue jusqu’alors, et qui me plait assez par son indépendance, sa simplicité et son absence de ruminages des douleurs passées, des échecs et des déceptions. J’ose espérer que cette façon d’être n’est pas liée à l’arrêt temporaire de mes séances de psychanalyse du aux vacances, les miennes et celles de mon psy, bien que parfois j’y songe. Comme si à force de ruminer le passé, de tout expliquer, ou chercher à expliquer en passant par-là, ne finissait pas, à présent, de me maintenir dans ma névrose.

Aucun doute pour moi, que mes séances d’hypnose, donc basée sur « l’ici et maintenant » m’ont fait un bien fou et peut être on fait renaître une autre moi, moins défaitiste, plus fière des ses singularités, moins coupable, moins culpabilisable. Parce que oui, aujourd’hui, je me sens fière d’être singulière et d’être moi. Vos commentaires m’y ont poussé d’ailleurs, on arrive parfois à oublier le chemin que l’on a fait à grand coup de pied dans la fourmilière familiale et des habitudes

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21 juillet 2006

illusions

image_illusion_1

Ce n'était qu'une illusion.... un montage de l'esprit... un fantasme...

Mais peu importe, le temps de l'illusion cela m'aura fait du bien quoi qu'il arrive.

J'apprends chaque jour et c'est bien cela le plus important...

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11 juillet 2006

Chut.....

chut

silence..... tout doux.... apaisant.... je crois que je suis en train de tomber amoureuse..... à suivre...

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05 juillet 2006

pêle mêle... rapport au corps...

Je n’ai longtemps été qu’une tête pensante. Mon corps n’était qu’un ensemble d’os, de chair et de muscle me permettant de bouger et d’effectuer des taches utiles. Ce corps, je crois que j’avais voulu l’oublier, pour moins souffrir.

Plus petite, il a même du être mon ennemi, ne répondant pas à mon désir (je devrais dire celui de ma mère) d’être un garçon.

Je crois que j’ai tout fais pour que ça arrive, mais on ne lutte pas contre la nature et je n’ai pu que faire semblant. Semblant d’être un garçon.

Jeune c’était assez facile, pas de forme, une coupe de cheveux asexués, des pantalons, et le tour était joué. Je refusais catégoriquement de porter des jupes, et je jouais avec mon big jim plutôt qu’avec barbie, qui n’avait que le seul intérêt de lui servir de compagne. Lui était beau comme un dieu avec des muscles saillants, il escaladait les montagnes, conduisait son 4x4, nageait dans les rivières, faisait gonflé son biceps lorsqu’on lui pliait le bras, (que d’émotions ;)) pendant que barbie faisait la cuisine… (no comment)

A l’adolescence, ça a commencé à être plus difficile, mais pas incontournable, grand t shirt dans lesquels je me noyais, si possible avec une grosse tête de mort sur le devant à l’effigie du groupe de hard le plus dur, coupe de garçon, et une attitude qui faisait qu’aucune fille n’avait envie de rentrer en conflit avec moi !

J’ai donné le change, je traînais avec les voyous, et mon apprentissage au collège consistait à apprendre à voler des trousses, à aller fumer derrière le collège, j’en passe et des meilleurs…

De mes amourettes de collège, je ne garde pas un très bon souvenir, moi j’étais la pote, celle à qui on confie ses petits soucis, mais pas celle dont on tombe fou amoureux… lorsqu’un garçon me plaisait souvent je ne lui plaisais pas et je me retrouvais avec celui qui par dépit, pensais je, sortait avec moi.

Déjà, c’était difficile, à encaisser pour moi, et je me rappelle encore du prénom de celui qui me faisait craqué mais qui n’a jamais voulu de moi. Mais je me rappelle aussi de sa petite copine, que je trouvais très très jolie et pour qui j’avais une pensée toute particulière ;)… (Pas encore très conscientisée à l’époque)

Plus tard au lycée, je me suis sentie plutôt bien, je suis tombée amoureuse pour la première fois de ma vie, d’une fille qui était aussi amoureuse de moi. De cette époque je me souviens de tous les plaisirs, et de la confiance que m’avait apporté cette relation. Lorsqu’elle se termina, c’est là que la grosse cassure s’est effectuée, et que le cycle infernal a commencé.

Je me suis sentie abandonnée, trahie, et là, mon corps est devenu de marbre, de fer. Même ma tête a du arrêter de fonctionner d’ailleurs puisque j’ai tout oublié, moi, mon corps, mes désirs profonds, mon attirance pour les filles, la sexualité, le plaisir, TOUT.

Ça n’était pas trop difficile, tout ça était oublié par la quantité de gens que je fréquentais, avec qui je faisais la fête, c’était l’époque des bringues tous les soirs, de l’alcool, des joints de temps en temps, bref de la vie étudiante mais pour moi, sans les amours… Je crois maintenant que j’essayais de ne pas trop y penser, mais que déjà ma situation de célibataire au long cours installait un malaise très profond et un rapport avec mon corps détestable. L’idée que j’étais une personne totalement indésirable (je pense imbaisable mais j’ose pas en premier énoncé) se gravait en moi très profondément. Et tout était mélangé, je ne sortais pas avec des garçons, il y avait toujours une fille avec qui j’étais très proche, mais je ne m’avouais pas qu’elle m’attirait plus que les garçons. Bref c’était le refoulement total.

De toute cette première partie de ma vie, une seule chose me restait présente en mémoire, je suis tellement moche que je ne suis pas désirable. Et ça a duré un peu plus de dix ans…

Et ça aurait pu durer beaucoup plus longtemps.

Là, la vie m’a tendu une perche, je suis tombée follement amoureuse d’une fille qui est tombée follement amoureuse de moi. Avec l’amour, comme les bonnes choses arrivent en général toutes en même temps, j’ai rencontré ma meilleure amie d’aujourd’hui qui faisait une thérapie, Et les choses ont commencé à bouger.

J’étais folle amoureuse, mais dans une dépendance totale, j’avais une demande d’amour énorme, un désir immense, mais mon corps ne répondait pas, il était endormi depuis trop longtemps sans doute…

Ce n’est que lorsque j’ai commencé une thérapie que j’ai découvert tout ça, tout ces mécanismes de défense que j’avais mis en place pour ne pas trop souffrir. Mon corps n’était plus qu’une armure, un rempart infranchissable. Pendant toutes ces années, j’avais construit une forteresse, avec des chiens de gardes vigilants : un regard ne signifiait jamais « tu me plais est ce qu’on peut faire connaissance ? » mais « tu as vu l’autre avec ses épaules de déménageurs (ou son gros ventre, ou sa sale tête (au choix du lecteur !)) ». Mes yeux lançaient donc des éclairs, et personne n’a jamais vraiment eu envie d’affronter mes mitraillettes.

C’est seulement à ce moment là que j’ai compris que c’est moi et seulement la haine que j’avais de moi qui faisait fuir les autres, et non pas une tare physique énorme…

Je n’ai recommencé à faire connaissance avec mon corps qu’en faisant… l’amour…. Et de la sophrologie !

J’ai recommencé à sentir que tout ça était en vie, le fait de respirer me semblait déjà une sensation délicieuse, la détente provoqué par la séance était un phénomène tellement inhabituel qu’il me faisait éclater en sanglot systématiquement, et j’ai su ce que voulait dire l’expression « sert les dents ça va passer » le jour ou la sophrologue à réussit à me les faire desserrer ce qui a provoqué une douleur intense de la mâchoire pendant 15 jours…

Après la sophro, et depuis la psychanalyse, comme de par hasard presque toutes les douleurs

qui étaient autant de signaux d’alarme envoyé par mon corps ont disparu.

Une nouvelle voie de communication entre mon corps et ma tête s’était ouverte, et avec elle un début d’acceptation de mon être.

Moi qui essayait à grand coup de régime permanent et de séance de muscu (5 fois par semaine quel masochisme !!!!!!!) de modeler mon corps sans succès (enfin si, mais démoralisé par une réflexion de ma sœur « ma pauvre raf, tu sais de toute façon quoi que tu fasses tu seras jamais mince »…), il m’a suffit de faire un travail sur moi pour voir mon poids se stabiliser sinon baisser. (Et là je jubile quand je vois ma sœur…gniac gniac)

Aujourd’hui, au bout de six ans de thérapie, il y a un début d’acceptation, un regard plus neutre, parfois aimant sur ce corps, sur moi. Mais pas encore de l’amour.

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01 juillet 2006

Vacance.....

Ce mot devrait résonner de façon douce à mes oreilles, non ?

Les vacances sont un moment privilégié de l'année, de repos mérité, de convivialité souvent. Pour moi ce sera surtout, une illustration supplémentaire de ma solitude, et de mon impossibilité à accomplir des rêves parce que je suis seule...

Assumer son célibat est une chose, après tout, ça devient assez commun (lorsque c'est temporaire!) et il peut planer un doute, une vie de débauche, avec un (des) homme(s) (en l'occurence si possible une femme ;)) dans chaque port.

Assumer sa solitude est beaucoup plus dur. c'est difficile pour soi, et c'est difficile aux yeux des autres.

Il faut pouvoir assumer de poser sa serviette de plage à coté, des groupes de copains bruyant et joyeux, des couples d'amoureux très amoureux, des familles nombreuses avec leurs petits bouts. Supporter un regard (supposé?) interrogateur, curieux, moqueur...

Voir la vie autour de soir, lorsque la notre est juste remplie de calme n'est pas toujours chose facile.

Toute seule je sais que j'aurais énormément de plaisir à voir la mer, à entendre le bruit des vagues, à sentir l'odeur de l'iode. Je pourrais me dire, Il y a milles plaisirs qui peuvent se vivre sans l'aide de personne. Certes.

Mais, je sais que  ces beaux moments seront suivis par une immense mélancolie, peut être même une grande tristesse, de ne pas pouvoir partager, ne serait ce qu'un "qu'est ce que c'est beau..."

Je pense que je ne partirais pas en vacance, et que ça ne sera pas un moment facile pour moi.

Comme quoi... le bonheur des uns, fait le malheur des autres....

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entendu hier dans un bar homo...

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Difficile à croire non ??

Moi j'ai mis un moment à m'en remettre ! Nous demandons à nos contemporains de nous traiter de façon égalitaire, d'être tolérant, et on arrive à entendre dans un bar homo des propos tels que ceux là... hallucinant...

ça m'a laissé un goût amer dans la bouche, d'autant plus touché que c'était deux personnes que je fréquente de temps en temps en soirée...

Enfin, la connerie humaine ne devrait plus m'étonnée ! pourtant ça me mine...

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29 juin 2006

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Après le tumulte des ces dernières semaines, cette image ressemble à ce que je ressens. L’eau est apaisée, le pont est bien ancré dans le sol et regarde dans la bonne direction, et devant sinon l’univers, l’horizon tout entier à découvrir, à contempler.

Le prozac m’aide, la vie reprend ses couleurs et ses formes, le calme et la solitude apaise et ne blesse plus. Un antidépresseur inhibe les angoisses et la culpabilité, en somme il me permet juste d’entrevoir la partie de moi avec laquelle je suis bien, avec laquelle je suis en accord.

Mes peurs principales, celles de ne pas plaire ou bien d’être abandonnée sont anesthésiées et cela me permet de voir à quel point, lorsqu’on me l’autorise (de façon artificielle certes), j’ai avancé dans la confiance en moi, et à quel point aussi puisque j’ai besoin d’une aide médicamenteuse, j’ai encore du mal à larguer les amarres d’une vie passé qui ne me convient plus et d’en assumer l’idée.

J’ai bien du mal à croire que je ne suis pas le vilain petit canard lorsque je me trouve confronté aux membres de ma famille. Là, pourtant, il m’apparaît clairement que ce qui dérange  le plus, c’est que le vilain petit canard est en train de se transformer en papillon, certes je suis encore trop souvent attirée par la lumière vive qui me brûle les ailes, je me cogne, je ne retrouve pas encore la sortie, mais lorsque je serais prête, je sais que je vais franchir la fenêtre et que là, ouf, l’air y sera pur et que je pourrais voler au gré du vent.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire, et c’est une chose terriblement difficile pour moi d’ouvrir mes ailes et de regarder avec objectivité leurs couleurs vives et chatoyantes.

Je ne désespère pas… (merci Mr prozac !)

Cette nouvelle vision de moi est étrange, et m’a placé hier dans une position pénible, pas pénible pour moi, mais pénible pour l’autre. Je me suis vue comme dans un miroir, moi avant, dans une demande d’amour énorme, une peur terrible de ne pas plaire, petite chose fragile et brisée par une rencontre amoureuse qui ne se fera pas

Cette fois ci, ce n’est pas moi qui ai souffert, c’est elle.

Cette fois ci, c’est moi qui avait plus de confiance. C’était sans doute la position la plus « confortable » parce que je ne me suis pas sentie remise en cause, mais ce n’était pas agréable, simplement parce que je sais qu’elle il lui faudra des jours pour panser cette blessure narcissique…

Cette position je l’ai connu souvent, lorsque j’étais encore persuadée d’être sauvée par l’amour d’une autre, lorsque je croyais encore que la relation amoureuse était mon seul salut. Dans les yeux de cette fille, j’ai lu toute la détresse que d’autres ont du lire dans mes yeux et je comprend maintenant ce que me disais mon psy à savoir qu’avec des yeux de biches malheureuses on avait peu de chance de séduire qui que ce soit.

J’ai l’impression d’être guérie de tout ça.

J’ai l’impression, mais peut être que je me trompe, qu’au fur et à mesure de mes progrès, mes exigences deviennent de plus en plus importantes. Bien qu’il y ait une réelle volonté d’ouverture sur les autres, il y a un énorme changement, je n’ai plus envie de faire de la psychanalyse sauvage et je n’ai absolument plus envie de servir de « prof » de psycho… pour ma future partenaire.

Ai-je simplement compris que c’est des tonnes d’efforts inutiles ? ai-je simplement accepté de ne plus avoir de pouvoir sur l’autre ? Ou bien est ce que je commence moi aussi à perdre mes illusions ?

Je ne sais pas encore, parce que je ne me suis pas encore retrouvée dans la position la plus dangereuse pour moi, à savoir une relation amoureuse. Mais sous antidépresseur j’ai la sensation que plus jamais je ne sacrifierais mon intégrité morale pour satisfaire un immense besoin de tendresse et d’amour.

Je voudrais ne plus jamais me retrouver dans une situation de dépendance et là, je m’en sens la force…

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21 juin 2006

dépression...

larmes

Cette fois je peux parler de dépression. Goût à rien si ce n'est à m'épuiser dans le travail dont je ne bénéficie pas des fruits, larmes aux bords des yeux dès que je pense à la situation, ma vie... Pas d'entrain, repli sur moi, désintérêt pour tout.

Monsieur Prozac va reprendre du service, et dès qu'il aura commencé à refaire effet, les choses devraient recommencer à reprendre un peu de saveur...

J'ai l'impression d'être condamnée à vie à prendre ce traitement...

Encore que ce n'est pas le pire, le pire dans la dépression c'est que vraiment on croit que notre solitude et notre vie de merde est inéluctable... Et que personne n'a envie d'entendre, ni de lire notre mal être...

C'est donc de plus en plus difficile et lourd à porter...

Je lisais le texte d'alainx sur la recherche de soi, un déprimé ne voit plus du tout, mais alors du tout du tout, sa part d'"inconscient positif" il ne voit plus que de lui une personne morne, triste, et pas aimable. Il n'espère plus rien ni de la vie, ni de lui même, bien qu'il dispose d'un aidant bienveillant et neutre...

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15 juin 2006

redondance...

Je suis actuellement dans la quasi impossibilité d'écrire quoique ce soit, parce que je suis moi même un peu perdue, égarée sur mon chemin de vie. Je crois très fort au travail que je fais en psychanalyse, et même si je passe une période difficile en ce moment c'est aussi parce que je suis toujours capable de me remettre en question, et il me semble que c'est encore là le principal.

De ma position retranchée, en dehors du monde social, j'observe, j'analyse, je décortique ce qui me manque, ce qui me freine encore trop souvent. Et même si je ne trouve pas toujours spontanément les réponses, les solutions d'évolutions, j'essaye dans la mesure du possible de ne pas trop sombrer dans l'apitoyement sur mon pauvre sort.

En fait, en ce moment, je suis épuisée, je me sens asséchée (même ma peau me le fait remarquer), mais je crois que s'est parce que je lutte contre mes anciens schémas, je suis en train d'essayer d'assomer mon dragon intérieur, et il me le fait bien payer. Mes nuits sont beaucoup plus agités que mes jours! de cauchemard en cauchemard, je lutte contre mes démons, la nuit je suis abandonnée par celle que j'ai tant aimé, je subis les attaques de mon frère, je suis maltraitée, utilisée... Le jour, finalement je n'ai pas à me battre puisque je fuis les relations.

Mais j'ai parfois l'impression de nager en pleine contradiction, c'est pour ça que je dis que je me suis égarée, parce que je peux dire une chose et son contraire et trouver des bonnes raisons de le faire. Je me sent un peu paumée, plus très sure de cette construction de principe qui dirigeait ma vie jusqu'à présent. C'est à ça, que me pousse, la thérapie, à démolir, à reconstruire, puis à finalement redémolir, puis reconstruire. Un jour, et pfff, ceux qui sont passés par là savent que ça peut être long, très long, on arrive enfin à construire son temple, un temple d'équilibre de spontanéité, un temple ou le flux et le reflux se fait sans heurt parce que l'on a enfin la certitude que la vie circule, que l'énergie se développe, évite les polarités négatives ou en tout cas s'en détourne...

...

ça doit être bien d'avoir construit son temple...

Posté par rafaelem à 11:51 - Commentaires [4] - Permalien [#]