ma vie mes humeurs ma psychanalyse

ma vie, mes envies, mes tristesses, mon homosexualité...

27 mai 2006

je vais bien !

Sensation toujours étrange pour moi !!! surtout lorsqu'elle dure depuis quelques jours... je suis là, dans le présent, je respire les parfums de mon jardin, je cultive mes petits légumes, je lis, je regarde les étoiles, je ne fais rien et ça me plaît !

Je suis beaucoup plus sereine, et j'ai moins de chose à écrire ici. Je n'ai jamais beaucoup écrit quand je vais bien, mon journal intime est en pointillé, comme mon blog.

Je n'ai quasiment aucune trace de mes moments de bonheur, j'ai rabaché pendant des centaines et des centaines de pages mon mal être par contre...

Heureusement, les traces de ces moments de bonheur sont gravés dans ma tête.

La semaine prochaine je suis en vacance, enfin !

passez une bonne semaine....

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23 mai 2006

suite à un mail qui m'a fait réfléchir....

"Je te lance une petite piste de réflexion (cependant tu dois encore prendre du repos) et je ne sais à quoi elle te mènera.  Voici:   à la lecture de tes écrits je constate que avant de te décrire comme une personne tu te décris comme étant une lesbienne.   Je ne peux expliquer pourquoi j'accroche sur ce point.  Pour moi tous et toutes sont d'abord des personnes et ensuite  ils ont une orientation sexuelle.  Est-ce seulement une  vision que l'on peut lire à travers ton écriture ou est-ce que les gens que tu retrouves dans la vraie vie ont la même sensation.  Je sais que ta vie tourne autour de cette orientation en ce moment mais ne peut-on pas comparer cela avec le jeune couple qui cherche à enfanter si fortement qu'il ne réussit pas à cause du stress.  Lorsqu'il lâche prise, le bébé arrive."

  Je commencerais ma réponse en disant que cette impression viens sans aucun doute que mes écrits parlent principalement de ce qui me pose problème dans ma vie, ces derniers temps, et à bien y penser depuis toujours, le domaine affectif.

Étant (actuellement ?) plus attirée par les femmes que par les hommes, c’est vrai que je parle de ce nouveau monde, que je ne fréquente pas depuis si longtemps, seulement 4 ans, et que je découvre.

Je ne me revendique pas « lesbienne »,  et les problèmes de couples que j’ai rencontré je sais tout à fait que j’aurais eu à mis frotter de la même façon quelque soit mon ou ma partenaire.

Ce qui me parait, plus difficile, c’est à la fois de devoir régler mes comportements amoureux excessifs, tout en assumant mon choix sexuel.

Je ne sais pas si je suis très claire. Je ne m’épanouie pas dans une relation affective avec un homme, et actuellement, ce que je vois chaque semaine dans le bar gay que je fréquente, ne me permet pas, ni de m’identifier, ni de rêver, sur une relation affective avec une femme.

Je sais, je reconnais mon ambiguïté, qui est de toute façon liée aux sacs de nœuds qu’est mon passé et que je n’ai pas encore résolue.

La seule chose dont je suis sure c’est qu’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été attirée par les filles, dans mes souvenirs ma première amoureuse était ma voisine de classe en CM2… mais je sais aussi que quand j’étais petite, j’étais ce qu’on appelle un garçon manqué à la fête de l’école je n’étais pas en robe, mais j’étais le garçon manquant, (et en plus le cavalier de cette fameuse fille ;)), déjà à l’école primaire je ne voulais pas porter de jupe (suite à une seule expérience qui m’avait valu un relevé de jupe dans la cour !).

Un peu plus sérieusement, j’ai appris ces dernières années que ma mère ne m’avait pas désiré, et j’ai vécu toute mon enfance dans l’ombre de mon frère, qui était largement préféré par mes parents (quoiqu’ils en disent encore aujourd’hui). J’ai donc développé tout un tas de qualité masculine, tout simplement en espérant, un jour obtenir ce que je n’aurais jamais, l’amour et l’attention de mes parents…

C’est terrible mais en y réfléchissant, je ne peux pas me qualifier ni de femme, ni d’homme. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, je me serais qualifié d’asexué, parce qu’en plus de ne pas vraiment être ni féminine, ni masculine, je n’avais pas de sexualité… (C’est très intime quand même tout ça, je ne sais pas si je vais le publier….)

C’est pour ça que j’ai parlé dans un post précèdent  de ma difficulté à rencontrer quelqu’un, parce que ces filles que je croise et qui sont tel que je me décris plus haut, me donne des hauts le cœur. Elles sont le reflet de mon ambiguïté, et de tout ce que je déteste en moi… bien, que je pense que le chemin que j’ai parcouru en thérapie mais permis de mieux me positionner par rapport à mon image, puisque je suis moins asexuée qu’avant dans ma façon de m’habiller, finit les tailles de t-shirt xxl qui cachent ma poitrine….. Et que je m’autorise à dire que j’ai des traits de caractère très féminin.

La fille dont je suis tombée amoureuse, il y a 7 ans, et avec qui j’ai vécu une histoire d’amour très très forte était une femme, maman d’une petite fille, elle était très féminine, très belle, très douce, très ouverte (trop ouverte à se faire bouffer par son entourage), très « j’ai cent numéro dans mon répertoire téléphonique » en fait très tout ce que je n’étais pas moi. Nous avons vécu, une vraie belle histoire d’amour chaotique, préparé ni l’une ni l’autre à vivre quelque chose d’aussi intense et inattendu. Cette rencontre nous aura fait grandir toutes les deux, j’ai appris d’elle des tas de chose qui m’était inconnu, l’élégance, le bon goût, le plaisir de prendre soin de soi, le plaisir charnel, la joie, la bonne humeur, la difficulté et le bonheur d’être maman, la patience, la gentillesse, l’humilité, le partage, la simplicité, elle a apprit de moi la force, la possibilité de ne pas dépendre d’une tierce personne, l’autonomie professionnelle, a reconnaître les gens néfastes (bouffeurs d’énergie), la volonté, la persévérance.

Nous avons appris en même temps toutes les deux ce que voulait dire être aimé et respecté.

Nous n’avons pas réussit à tout concilier, et le fait de me cacher était devenu trop insupportable, je voulais pouvoir chanter mon amour sur tout les toits, elle voulait protéger sa petite fille… nous nous sommes séparées…

C’est cette femme là que je recherche dans toutes les autres (les empêchements en moins, et le cordon ombilical avec sa famille rompu).

C’est la femme que je cherche dans sa complémentarité. Dans toutes ses qualités décrites plus hauts que j’aime tant.

Peut être est ce tout simplement parce que je n’ai pas encore assez avancé dans mon travail sur moi. Peut être que si je m’aime, je n’aurais plus besoin d’une femme aussi femme, je ne sais pas… Peut être que simplement je ne rechercherais plus dans ma partenaire, les qualités d’une maman…C’est compliqué…

Pour tout ce qui n’est pas lié à l’affectif, là je peux dire que je suis une personne qui à du caractère, je sais parfaitement bien ce que je veux faire de ma vie au niveau professionnel (je suis gérante de ma société depuis plus de deux ans), je viens de réaliser un de mes rêves en achetant ma maison avec mon jardin, je suis capable de dire ce que j’aime, comme la cuisine, la lecture, le cinéma, la musique, la nature et la bière et ce que je n’aime pas, la foule, le bruit, les tyrans, et le whisky !

Mais ça, comme tu me le disais si bien, ça intéresse qui ?

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20 mai 2006

je vous souhaite un bon week end

citation :

Sois ce que tu es, rien de plus : calme, clair et limpide. C'est automatique. Si nous paraissons ce que nous sommes en nous demandant à nous-mêmes à chaque instant : Est-ce bien ce que je désire vraiment faire ?, et en ne le faisant que si la réponse est oui, cela détourne automatiquement ceux qui n'ont rien à apprendre de ce que nous sommes, et cela attire ceux qui sont en mesure d'apprendre - ainsi bien sûr que ceux dont nous sommes en mesure d'apprendre quelque chose.
Richard Bach  (Illusions)

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18 mai 2006

faut il toujours lacher prise ?

lacher

un petit clin d'oeil !!!!

je vais mieux, donc j'écris moins...

un barrage a cédé je crois, pour le moment je profite du calme qui règne en moi.

Et je vous lis ;)

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16 mai 2006

beauté des corps

voeux_2222_copie

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15 mai 2006

dimanche 17HOO

La machine à cogiter a pas mal fonctionné aujourd’hui, j’ai eu beau essayé à plusieurs reprises de me dire consciemment STOP ! Le dialogue intérieur reprenait place dans les minutes qui suivaient. La première séance d’hypnose avait arrêté ça, c’était un vrai plaisir.

Depuis qq. Jours, en fait, depuis le début de la semaine dernière, depuis l’échange de mail avec mon ex, ces foutus dialogue intérieurs ont repris. Soit parce que j’ai culpabilisé d’avoir été méchante verbalement, soit parce que mon amour propre en a pris un coup.

C’est moi qui ai provoqué l’échange, je ne peux m’en prendre qu’à moi même.

Je sais bien que je ne devrais pas culpabiliser, ni regretter, mais surtout je sais que je ne devrais pas me juger de façon négative. Mais, c’est un type de fonctionnement très ancré en moi, et je dois bien me rendre à l’évidence, chaque fois que je vais mieux, que je me sens mieux, plus libre, plus prête à voler de mes propres ailes, et bien, je mets en place une action, qui me blesse et me fait retomber au plus bas.

C’est sans doute pour ça, que le livre sur le lâcher prise, m’avait mise en colère.

Parce que moi, je n’arrive pas à lâcher prise.

Renoncer à mon système de pensée négatif.

Renoncer à avoir un quelconque pouvoir sur autrui.

Renoncer à attendre une princesse charmante.

Renoncer à avoir un jour des parents aimants et sains

C’est tellement difficile.

Je me rends compte à quel point je n’ai été capable jusqu’à ce jour de me transcender que lorsque j’étais dans une relation amoureuse. Evidement, ça n’a pu que déboucher sur des échecs puisque je demandais à l’autre, de m’aimer à ma place. Elles se sont épuisées à tenir mon narcissique à bout de bras. Et moi je me retrouve comme une merde à chaque fois, malade de ne plus avoir d’amour...

Je suis au creux de la vague depuis au moins quinze jours. Souvent j’ai remarqué que c’était le signe précurseur d’une avancée dans mon travail sur moi. Un peu comme si il fallait pour que je rebondisse avoir touché le fond, comme si je n’avais plus qu’une seule alternative « avance » ou « crève »

Sans doute que ces périodes de dépression sont des moments où il y a en moi, une véritable bataille entre moi et mon inconscient, entre ce que l’on a voulu pour moi et ce que je veux vraiment devenir.

La difficulté supplémentaire pour moi, (comme si c’était nécessaire !) c’est que je sais même pas définir avec précision ce que je souhaite devenir.

Instantanément je dirais libre… mais c’est vaste comme notion, tellement vaste que ça ne veut rien dire !

En plus si on y regarde de plus prêt, dans les faits je suis libre comme l’air !

J’ai un toit, une situation professionnelle, je suis donc autonome matériellement et financièrement…

Je suis autonome mais je ne me sens pas libre !

Non, être libre ce serait être débarrassée de toutes mes peurs enfantines, de n’être pas aimé, pas aimable, d’être libéré des « trop », trop gentille ou trop méchante, trop seule ou trop entourée, trop généreuse, trop jalouse, trop dépendante, trop collante, enfin bref des « trop » !

Etre libre ce serait faire des choses simples comme prendre mon téléphone parce que j’ai passé toute la journée toute seule et que là je commence à y trouver dur pour inviter un copain ou une copine à venir boire un verre dans le jardin. (Ça vous paraît con hein ? mais pour moi ça relève carrément du défi !)

Je ne sais pas si vous imaginez mais comme je ne suis pas sortie hier soir (j’en avais pas envie..) j’ai prononcé ma dernière parole samedi à 17H soit il y a 24 heures. Mon portable n’a pas sonné (enfin si deux appels de mes parents à qui je n’avais pas envi de répondre) et il restera sans doute muet jusqu’au prochaine appel de mes parents…

Je ne prononcerais donc pas une seule parole jusqu’à mardi matin 9hoo heure d’ouverture du magasin… Heureusement que j’ai une salarié parce que sinon je serais obligée d’attendre le premier client pour enfin dire « bonjour » !!!

J’ai une vie trépidante n’est ce pas ?

Non franchement, parfois quand j’y réfléchis je me demande si d’autre personne vive comme moi, ou si vraiment je suis une putain d’exception !

J’ai peu de vrais amis, et peu de connaissances. Et comme je ne fais pas d’effort pour appeler les gens, ils ne le font pas non plus, sans doute me prêtent ils (les connaissances) une vie  différente que celle que j’ai, ou peut être sentent ils ma peur de les voir débarquer à l’improviste (mon frigo est toujours vide et je n’ai jamais de réserve de boisson ou autres..). Je ne sais pas, toujours est il que je n’induis pas la spontanéité dans les relations.

Je n’ai pas spécialement envie que ma maison soit ouverte aux quatre vents.

Je sais que je dois me protéger parce que ne sachant pas dire non (enfin très souvent), j’ai déjà été envahie par des filles (je pense à un couple en particulier) qui débarquaient chez moi à l’improviste un peu trop souvent et pas toujours à des moments ou j’avais envie de les voir. Mais entre les deux extrêmes, j’aimerais quand même avoir une vie sociale un peu plus dense, mais je ne sais pas comment faire…

Je n’ai pas le mode d’emploi là non plus.

Posté par rafaelem à 21:25 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2006

Le bonheur… cet inconnu…

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Le bonheur se résume t’il à ce que je vis au présent ? le jardin devant moi, les seuls bruits qui me parviennent, le chant des oiseaux, les abeilles dans la glycine en fleur, le coucou qui accompagne mes soirées depuis quelques semaines. Ma cigarette dans une main, ma bière fraîche posée devant moi… le calme…

Quelle sagesse j’aurais acquise si je savais me contenter de tout cela…

Débranche raf !

Débranche les (courts) circuits qui parasitent tes perceptions, qui te brouillent le regard.

Le bonheur ce n’est rien d’autre que ça. C’est la somme de toutes les petites choses qui te sont agréables (« les petits plaisirs » GB), qui te permettent de te regarder en face chaque matin dans le miroir sans te juger, sans t’apitoyer sur ton sort…

Malheureusement, je ne sais pas faire.

Je viens de reprendre la lecture d’un livre que je n’avais pas terminé la fois précédente (lâcher prise de guy finley) pour cause d’emménagement qui n'en finit pas de durer. C’est la seule chose que j’avais à me mettre sous la dent !

J’aurais mieux fait de me casser une jambe !

Soit je suis imperméable à la spiritualité, soit je suis trop bête, soit c’est un ramassis d’évidence, d’énoncé soit disant philosophique de la vie auquel je n’ai pas adhéré.

Tous ces préceptes me paraissent tellement simplistes !

Il suffirait de vouloir être heureux pour l’être !

Comme si c’était aussi simple que ça !

Comme si il suffisait de souffler sur la souffrance pour la faire passer !

Sérieusement, je ne suis pas thérapeute, seulement en analyse, mais ce serait faire fie de notre inconscient, de notre éducation réductrice, de nos souffrances, du refoulement et ainsi de suite.

Comment serait ce possible de croire que le simple fait de penser qu’on est heureux nous rend heureux ?!

C’est comme si lorsque j’ai faim, il me suffisait de regarder une photo de « cuisines et vins de France » pour être rassasiée !

C’est de la supercherie, du charlatanisme…

A moi toute seule, pour avancer, j’ai fais de la sophrologie, de la psychanalyse, de la bio-énergie, de la kinésiologie, de la reprogrammation cellulaire, je suis même allée voir une astrologue (qui soit dit en passant m’a parlé de ma mère comme si elle la connaissait).

Toutes ces méthodes, qui peuvent paraître insolite à certains, n’ont fait que me répèter les mêmes informations (j’ai moi-même du mal à le croire !).

En bref, chacune de mes cellules renferment la même somme d’information, choc intra utérin, souffrance pendant la petite enfance, voir maltraitance…

Mon corps a gardé ces informations dont je ne me souvenais pas moi-même (refoulement  pour survivre) mais dont je porte les traces dans mon existence depuis 37 ans. Et il me suffirait de me dire que je suis heureuse et libre pour le devenir ???!!

Non, je ne le crois pas.

Je peux continuer à me battre, continuer à croire qu’un jour je saurais vivre en paix, tout en ayant été mal aimé pendant mon enfance, parce que je me serais souvenue. Que j’aurais réalisé et admis que je n’ai plus de raison d’avoir peur aujourd’hui parce que je suis adulte (quoi que…) et que je suis apte à subvenir toute seule à mes besoins autant matériels qu’affectifs.

Mais je ne peux pas me mentir à moi-même.

Tant qu’on ne se libère pas de ces démons intérieurs, on ne peut tout simplement pas lâcher prise !

On ne désapprends pas en une seconde (le temps de dire je suis heureuse) 30 ans d’abnégation, de « cendrillonisme », 30 ans de vie au service des autres plutôt qu’à soi même.

J’y arriverais, mais à force de courage et de volonté, mais certainement pas en croyant qu’il existe une méthode miracle qui résoudra mes problèmes d’un coup de baguette magique, ou de phrase magique.

Si vous m’avez lu jusque là, vous avez du remarquer que ça m’a mis en colère.

Ayant toujours un œil derrière la tête, je me dis, soit ça à toucher une corde sensible, soit tu es en colère parce que c’est affligeant de faire croire aux mondes que c’est facile de changer (et soit dit en passant d’avoir dépenser la modique somme de 16 € parce que je n’ai pas envoyé mon coupon réponse à temps !!! pour lire ce truc !)

Il y a sans doute un peu des deux. Il est difficile d’admettre qu’on est son propre bourreau, victime de nos propres perceptions des choses, même si au bout d’un certain temps on est bien obligée de le reconnaître.

Pourtant au bout de 1200 prozac, 2000 xanax, 500 noctamyd, je sais qu’il ne suffit pas de savoir pour accepter le changement !

Ce que je sais avec certitude, c’est que j’ai eu de la chance. La chance de me réveiller un jour et de me rendre compte que je passais à côté de ma vie.

Quelques soit les épreuves, les nuits blanches, les angoisses, les larmes, que ça a provoqué, ça en valait la peine.

Parce que le bonheur, si je fais abstraction de ce qu’on m’a appris dessus (un mari, des enfants, une maison, un chien et un poisson rouge !...), je ne sais pas encore ce à quoi il ressemble. Mais je sais avec certitude qu’il est au bout du tunnel….

PS : Et Mr finley, ce n’est pas parce que je me projette que je suis malheureuse à mes heures, mais bien parce que j’ai souffert.

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10 mai 2006

Je rêve de tendresse…

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Angoisse du couché.

Trop de place dans mon lit…

4 mois que je suis à nouveau célibataire.

4 mois que je n’ai pas senti sous mes doigts un autre grain de peau que le mien…

4 mois sans caresses, sans tendresse, sans chaleur, sans douceur…

4 mois c’est peu par rapport au 30 ans de désert affectif que j’ai connu avant, mais c’est beaucoup par rapport à la somme de frustration que je suis capable de supporter aujourd’hui.

Mon inquiétude n’est pas vraiment dans ma solitude actuelle. Cette solitude, je me l’approprie, je l’écoute, j’en tire bénéfice pour apprendre à être mieux toute seule.

Ce temps d’arrêt est nécessaire comme il a su l’être dans le passé pour avancer plus loin dans ma peur de l’abandon et de ne pas être aimable.

Mon inquiétude est que cette solitude ne dure trop longtemps.

La rencontre est un vrai problème pour moi. Je ne parle pas de LA RENCONTRE avec un grand L.

Non, même la petite rencontre, l’histoire d’une soirée, d’une semaine, d’un mois.

Mon manque de confiance intérieur s’oppose à l’image que je renvoie.

Il paraît que mon look, et le type de femme que j’aime , me confère le rôle de celle qui doit entreprendre, prendre l’initiative de la rencontre.

Il paraît que je renvoie l’image d’une fille plutôt sure d’elle (c’est déjà mieux qu’avant puisque je renvoyais une image de froideur !), plutôt virile, pleine de force et de certitude…

Alors que mon intérieur lui est tout fragile, fleur bleue, romantique à souhait, tendre, sensible, j‘allais dire féminin.

Je suis dans une impasse. Mon manque de confiance en moi empêche la rencontre. Le manque de rencontre empêche ma confiance de croître.

Je l’ai dit précédement, j’ai enfin admis que je ne serais sauvée par personne, qu’aucune relation ne peut me « guérir » de mes propres angoisses.

Mais je sais aussi à quel point ça devient douloureux de vivre sans affection amoureuse…

Pourtant, malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à faire le premier pas.

Je ne peux pas changer de look (c’est à peu près une des seules chose avec laquelle dorénavant je me sens en accord) et je ne peux pas sortir avec une fille masculine (ce qui est très réducteur il faut bien le dire dans le milieu homo que je connais)

La contradiction encore une fois, c’est que je supporte pas d’être dominée, alors que dans la relation amoureuse je suis incapable d’être dominante.

Ce que ça m’a ammené jusqu’à présent c’est de vivre deux relations importantes avec des filles qui n’ont pas encore assumé parfaitement leur homosexualité et qui du coup m’en ont bien fait baver…

Le plus terrible c’est que je ne crois pas en mon pouvoir de séduction, pourtant je sais qu’il existe (venant de moi je vous garantie que c’est sans prétention !). Dans la rue je me fais mater ! par des hommes L. En boite, je me fais draguer J par des hommes encore ! L

Pourquoi ? parce que je n’en ai rien à faire ! je suis capable de plaire parce que je n’ai pas peur d’être jugée, de séduire, je peux rester moi même plutôt sympa, souriante, avenante.

Mais alors, si il y a le moindre risque d’une rencontre potentielle dans une boite homo, il n’y a plus personne.

Premièrement je ne remarque pas les filles à qui je suis susceptible de plaire, deuxièmement je remarque la seule hétéro du coin qui est venue se perdre ici avec une amie ou un ami, ou alors, je bloque sur l’intouchable de service, la lesbienne connue et reconnue mais qui ne laisse personne rentrer dans son périmètre de sécurité !

Je sais aussi que je fuis les situations à risque.

Je m’explique. ça fait quatre mois que je m’obstine à sortir dans un bar gay à saint etienne qui est nouveau et où il n’y a pas grand monde (difficile encore dans une ville moyenne de province de s’afficher dans un lieu gay ?). J’y ai fait des rencontres sympathiques (surtout des couples) et j’y passe tout de même de bons moments. Mais en 4 mois je n’y ai aperçu qu’une seule fois une fille susceptible de me plaire tout au moins physiquement que je n’aéi bien sûr pas osé aborder…

Alors pourquoi je perds  du temps ? ( comme j’ai perdu du temps avec une thérapeute minable alors que je savais la valeur de celui que je vois aujourd’hui) puisque je sais où aller, que je sais qu’à lyon il y a une boite remplie de filles homos toutes très assumées ! Que je sais où passer une soirée collée contre les corps de deux cents filles ( non pas toutes en même temps ! ;) lol)

Eh bien parce que je sais que je n’aurais pas le courage de me confronter à un retour au bercail solitaire !

Ma blessure narcissique est encore trop grande.

Je devrais dire mon manque de narcissisme est trop grand.

Quand on m’a parlé de cette boite il y a quelque année alors que je savais encore même pas qu’il existait un « milieu » homo, on m’avait dit a peu près textuellement :

«  tu veux faire des rencontres, vas au marais, là-bas c’est impossible d’y aller et de revenir toute seule »

J’y suis allée pendant un an, presque tous les samedis, je n’y ai jamais rencontré personne… L

Et franchement, ces sorties au lieu de me faire du bien, rétrospectivement le lendemain, me faisait encore plus mal, a chaque fois, je me disais un peu plus, tu ne plais pas etc etc…

Alors là, à St Etienne, je peux toujours me faire croire que c’est parce qu’il n’y a pas grand monde que je ne rencontre personne non ??!!!!!!!!!!… pas ma faute !!!!!!!!!! (ben voyons !)

Au fait ! il y a des cours de drague ?

Parce que je n’ai jamais appris à séduire moi !

Avis aux amatrices ! tous les conseils sont les bienvenus, dans ce domaine j’ai encore beaucoup à apprendre ;)

Posté par rafaelem à 22:30 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

pas d'inspiration en ce moment...

N'ayant pas d'inspiration en ce moment je vous livre ici un de mes textes préférés.

A chaque lecture il provoque en moi un orage tumultueux, ou plutot un éclair d'énergie...

Extrait de "victimes des autres, bourreau de soi même de guy Corneau"

Pour parler plus légèrement de ce combat entre l’ombre et la lumière, j’ai eu l’idée de composer un conte, un conte avec un dragon qui garde un trésor. Le dragon représente la personnalité. Le trésor représente l’individualité retrouvée. Et le héros représente le Disciple de la vie déterminé à sortir de son ignorance. Vu sous un autre angle, nous pourrions dire que le trésor symbolise l’autonomie de l’être et que le dragon incarne les épreuves de la vie qui doivent être affrontées pour entrer en possession de la richesse qu’est sa liberté.

Il faut d’abord savoir que le dragon a derrière lui des siècles d’expérience. Peu d’êtres lui ont échappé véritablement. Il se moque des armes modernes. Vous pouvez faire sauter sa caverne à coups de missiles ou lui trancher la tête à l’arme automatique ; ce sont des solutions temporaires. Un jour ou l’autre, vous trouverez une queue de dragon dans un placard oublié. Rien ne sert de courir, il ira toujours où vous allez puisqu’il est en vous-même.

Pour qu’il accepte de libérer ses victimes, on doit l’affronter en combat singulier, au corps à corps. Il faudra foncer sans crainte d’y perdre des plumes, sans peur d’avoir peur.

         Vous devez vous rappeler que ce dragon est passé maître dans l’art de la manipulation et de la culpabilisation. Son avantage sur vous est que tous les coups lui sont permis. Il peut vous émouvoir jusqu’aux larmes pour vous convaincre de ne pas porter le coup de grâce, et vous mettre la patte dessus l’instant d’après, triomphant sans honte. Son seul objectif est de vous garder en sa possession ; il est prêt à tout pour ça.

         Vos armes sont limitées mais elles sont efficaces. La première est la volonté. On ne vient pas à bout du dragon de la personnalité par accident. Il est nécessaire de s’appliquer à cette tâche avec détermination. Tous les moments de relâche et d’oubli donnent du répit au personnage, lui permettent de refaire ses forces.

         Le dragon se mobilise dès que vous entreprenez votre recherche. Il va dresser devant sa caverne un grand miroir et le tourner contre vous. Ce miroir a la propriété d’être recouvert d’une sorte de brouillard qui confond les assaillants. Voici la première épreuve. En approchant de la caverne vous ne verrez rien d’autre que vous-même et vous vous demanderez ce que vous êtes venu faire là. Tout à coup, la nature même du problème auquel vous vouliez vous attaquer vous échappera. Comme lorsqu’on va chez le médecin et que, une fois sur place, on a plus mal.

         C’est le moment de sortir votre deuxième arme : le discernement. Vous devez vous asseoir pour réfléchir et retrouver le sens de votre démarche. Voyant que vous êtes assis à ne rien faire, les fantômes du passé ne manqueront pas de venir vous visiter. Votre enfance et votre age adulte vous reviendront. Le rapport avec vos parents refera surface. Vous constaterez combien ceux-ci vous ont fait souffrir et vous serez tenté de rejeter sur eux toute la responsabilité de vos malheurs, les utilisant comme boucs émissaires. C’est l’option du blâme. Certes, elle vous décharge de toute responsabilité mais elle vous garde victime des autres, et du dragon.

         L’option est séduisante ; il faut donc posséder un couteau bien aiguisé pour trancher dans l’illusion. Nombre de chevaliers quittent le champ de bataille après cet examen de conscience qui les a fait conclure que leurs conditionnements relevaient de la responsabilité des autres.

         Vous pouvez effectivement quitter le terrain sur le champ et vous satisfaire de ce constat : vous n’êtes ni si méchant ni si ingrat, il y en a des pires, et, tout compte fait, vous vous en êtes plutôt bien tiré. C’est à ce moment précis que des bruits étranges montent d’on ne sait où. Le dragon se tord de rire. Il se moque ouvertement de vous. Vous croyez l’avoir vaincu alors que le face à face n’a pas encore eu lieu. Somme toute, vous avez été une proie facile.

         Si vous prenez conscience d’une fausse note en vous et décidez de rester dans la quête, le courage sera votre prochaine arme de combat. Au sortir de votre analyse, vous décèlerez les stratagèmes du dragon. Le miroir qui embrouille les pensées est placé devant l’ouverture de la caverne, il en est la porte d’entrée, pour ainsi dire. Muni de votre petit bagage de connaissance sur vous-même, vous pouvez maintenant y pénétrer. La caverne est noire et humide, empreinte d’une odeur sulfureuse qui donne envie de vomir. A nouveau, les doutes vous envahissent. Avez-vous le droit de faire ce que vous faites ? Pourquoi ne pas laisser les choses dormir comme elles sont ? N’êtes vous pas en train de faire souffrir vos proches avec vos velléités de compréhension et d’autonomie personnelle ? La culpabilité vous étouffe. C’est la troisième épreuve.

         Vous aurez l’impression d’être devenu du jour au lendemain un mouton noir pour vos intimes. D’ailleurs, ils vous le manifesteront. Votre mère lance que vous allez la tuer, qu’on n’a pas le droit de dire ça à ses parents et que, après tout, elle a fait de son mieux. Votre mari et vos enfants vous feront sentir que la vie était plus agréable lorsque vous passiez vos journées à la maison. Votre femme menacera de divorcer si vous continuez à l’embêter avec vos histoires de psychologie.

         Il est encore temps de fuir. Vous pouvez sortir de l’antre du dragon reprendre votre vie de bonne mère soumise et dévouée ou de garçon bien adapté. Vous pouvez continuer à jouer au gentil, avec un petit excès de temps à autre, histoire d’évacuer la tension. Rien de mal là dedans. Mais si vous en avez assez de ravaler vos frustrations, il vous reste à prendre votre courage à deux mains- poursuivez l’aventure. Sachez seulement qu’au-delà de ce point on n’en revient plus indemne.

         Une chose est sûre, vous avez maintenant besoin d’une bougie pour y voir un peu plus clair. Dans les vrais contes de fées, cette bougie est le produit du courage, de la détermination et du discernement fondus ensemble, car le héros sait qu’il est lumière. Mais comme les héros et les héroïnes ne sont plus ce qu’ils étaient, vous sentirez croître en vous le besoin d’un peu d’aide extérieure.

         Votre élan de liberté, sans parler de vos angoisses, vous jettera dans les livres de psychologie. Vous voudrez faire de la méditation, du taï chi, de la visualisation. Vous fréquenterez des maîtres spirituels, des psy, des médiums. Vous prendrez des temps de retraite, avalerez beaucoup de vitamines, ferez des diètes, et j’en passe. Avec un peu de chance, car il en faut tout de même un peu, la flamme de la conscience s’allumera. Vous aurez alors l’impression de savoir un peu mieux ce qui vous arrive et où vous en êtes. Premier répit, premier lâcher prise. Bien entendu, au début il s’agit d’une toute petite flamme tremblante, mais elle va quand même faire toute la différence. Parce qu’après ça vous pourrez voir à qui vous avez affaire. La quatrième épreuve vous guette. Elle a pour nom la consternation.

         Vous allez d’abord voir la silhouette immense du dragon se profiler dans la pénombre puis vous vous rendrez compte que les anneaux du serpent forment les murs mêmes de la caverne. Autrement dit, le personnage vous entoure de toutes parts. Vous êtes au beau milieu d’un serpent lové autour de vous. Vous réaliserez d’un seul coup que votre liberté est nulle. Le serpent a toujours été là et vous en avez toujours été prisonnier. Son haleine imprègne chacune de vos cellules. Votre vie se résume en quelque sorte à ce ballet mécanique Victime-Sauveur-Persécuteur. Vous saurez alors qu’il n’y a pas d’action dans votre vie, il n’y a que des réactions programmées. Vous n’auriez jamais cru que le problème pouvait être si vaste. Vous allez regretter instantanément d’avoir allumé votre petite bougie. C’était moins pire avant car, comme le dit le dicton, ce qu’on ne sait pas ne nous fait pas mal.

         Il vous faudra ici une double dose de détermination pour ne pas céder au sentiment d’impuissance, au défaitisme. C’est la cinquième épreuve. Seules peuvent désormais vous sauver la persévérance et votre foi chancelante en l’existence d’un trésor au-delà de ces méandres tortueux. Vous pouvez bien sur éteindre votre chandelle et faire comme si de rien n’était mais, d’une certaine façon, il est trop tard. Vous ne pourrez plus jamais oublier le spectacle.

         Les écailles du monstre sont autant de petits miroirs sombres qui vous renvoient tous une image peu reluisante de votre vie. Ce sont les miroirs de l’ombre. Ils vous convient à un examen de conscience sans fards. D’un fragment à l’autre, vous découvrirez comment vous avez construit votre propre malheur. Comment à force d’atermoiements, vous avez réprimé votre goût de vivre et oublié l’essentiel : l’homme ou la femme libre que vous êtes.

          Vous pouvez passer des années dans le dédale de ces petits miroirs. Car, même si le séjour est très inconfortable, on ne peut progresser qu’à petit pas. A mesure qu’on avance, la puanteur s’accroît et le dragon tente de vous étouffer en resserrant ses anneaux. Vous aurez des visions terrifiantes au cours desquelles vous tuerez vos proches. Vous crierez pendant votre sommeil, vous vous éveillerez en pleurant. Rien ne vous sera épargné. La peur, l’horreur, la terreur paralyseront chacun de vos pas ; elles vous démembreront avec plus d’efficacité que le plus habile des chirurgiens. Vous aurez l’impression de voler en éclats.

         Vous verrez votre lâcheté, votre hypocrisie, vos manipulations, vos jugements impitoyables. Vous prendrez conscience de votre complaisance et de votre rage. Votre amour de la guerre, votre jouissance dans la maladie, votre capacité de tuer, votre vide, votre haine, votre exhibitionnisme, votre égocentrique, vous verrez tout ce que vous avez toujours souhaité que les autres voient en eux… et ne voient jamais chez vous. Certains jours, il vous semblera frôler la folie. La fibre même de votre être sera défaite à force d’avancer dans cette chaleur froide, dans cette humidité sèche, dans cette puanteur parfumée. Jusqu’à ce que, épuisé, vous déclariez forfait. Jusqu’à ce que vous abandonniez toutes vos postures, et le courage, et la détermination, et la persévérance, et la bougie et tout ce que vous avez appris. Jusqu’à ce que vous vous déclariez battu à plate couture. Pire encore, jusqu’à ce que vous vous fichiez éperdument d’être vainqueur ou vaincu, battant ou battu.

         Sans le savoir, vous aurez eu le bon réflexe au bon moment. Car à cet instant précis, vous serez face à face avec le monstre, à sa merci. Les méandres de l’ombre ne servent à rien d’autre qu’à vous épuiser, qu’à faire mourir en vous tout autre désir que celui de vivre quelques instants de paix véritable. Les miroirs de l’ombre servent à vous pousser fermement vers la simplicité de l’essentiel.

Vous pensiez vous retrouver devant un monstre fumant, agité par une colère intense. Pas du tout, le monstre est charmant. Vous devrez à ce point réunir ce qui vous reste de courage et de détermination pour briser la fascination qu’exercent sur vous les yeux de la bête – ils sont la meilleure arme du dragon. Pour gagner votre liberté, vous avez un dernier geste à accomplir : trancher les attaches qui vous lient à votre personnage tel le cordon ombilical à votre maman.

Vous serez alors assailli par la plus formidable attaque de doute, de peur et de culpabilité que vous ayez jamais connue. Maintenant qu’il risque de perdre sa victime, le dragon réagit. Vous entendrez ses cris stridents évoquer en vous la douleur insupportable d’une mère ou d’un enfant. Vous aurez l’impression de renoncer à la vie même. Vous ne devez pas vous laisser attendrir, cela vous tirerait immédiatement en arrière. Il vous faut assumer pleinement le geste que vous faites. Si vous résistez à l’appel des pleurs et maintenez votre volonté d’en finir avec le chantage, la possessivité et la jalousie, vous sentirez les liens céder peu à peu et le dragon blessé relâcher son emprise.

En tranchant la tête du dragon, vous tranchez votre lien au passé et votre compulsion à chercher à l’extérieur la solution à vos besoins. En tuant le dragon, vous renoncez à votre propre grandeur. Vous coupez le cordon ombilical de vos peurs. Vous ouvrez en vous-même un espace de liberté et d’autonomie réelle.

Vous saurez instantanément que l’enfance est finie, que ce ne sera plus jamais la faute des autres, que vous venez de prendre votre vie en main et que vous êtes désormais seul maître de votre destin. Vous direz adieu à la douce irresponsabilité qui a été la votre jusqu'à maintenant.

Cette humble victoire sur le dragon brisera votre indentification au personnage. Vous prendrez conscience que vous êtes parfaitement libre d’être ce que vous voulez, et que vous l’avez toujours été. Aux yeux du monde, cela n’a aucune espèce d’importance que vous utilisiez ou non cette liberté. A vos yeux, cela en a beaucoup. C’est toute la différence entre une vie contrainte, passée à l’attention aux autres, et une vie épanouie dont vous devenez peu à peu le maître ou la maîtresse d’œuvre.

A ce point de votre aventure, vos mains sont sales, vos vêtements puent la sueur froide et vous baignez dans le sang, comme un enfant nouveau né. Les liens mutilés forment autour de vous un cordon ombilical géant. Des larmes de joies vous submergent ; un formidable goût de vivre vous récompense pour vos peines. Un vent de fraîcheur balaie la caverne. Un coin de ciel bleu filtre à travers les rets que forment les anneaux du serpent. Il vous semble que pour la première fois, vous pouvez respirer sans entraves. Vous êtes en train de renaître. Le trésor ? Ah ! Oui, le trésor ! J’allais oublier le trésor ! En fait, c’est ça le trésor ! Vous vous rendez compte qu’au-delà du personnage, au-delà du dragon et de la caverne, il y a l’univers tout entier qui s’étend devant vous, ouvert.

En contemplant votre nouveau domaine, vos yeux s’emplissent de douceur et de compassion, des yeux qui ont vu toute la misère du monde et la tolèrent sans juger, des yeux qui voient à travers les êtres, des yeux qui ne trichent pas. Avec ces nouveaux yeux, vous verrez le cœur de votre mère et vous serez touché aux larmes. Vous verrez le cœur des êtres qui vous ont entouré pendant votre vie et vous comprendrez qu’ils vous voulaient du bien, malgré les coups, malgré les négligences.

Vous aurez les yeux d’une mère qui aime. Vous aurez les yeux de l’amour. Vous saurez à travers ces yeux que vous avez été aimé et que vous avez aimé. Ne serait ce qu’une heure, ne serait qu’une seconde, vous avez été un enfant du désir et de l’amour. Et par la grandeur de cette seconde, tout sera réparé. Le reste, ce sont des détails, des ajustements. Ca ne veut rien dire. Vous n’aurez plus d’yeux que pour l’amour triomphant, l’essence même de tout ce qui est.

Vous serez devant le secret même de votre origine. Vous pourrez ouvrir votre cœur, reconnaître l’amour profond que la vie a eu pour vous, qu’elle a toujours et encore. Si vous ne pouvez assumer cet amour, votre esclavage continuera car c’est la haine qui fait la force de vos liens avec le dragon. Il n’a jamais eu d’emprise sur vous, il n’en a jamais eu d’autre que celle que vous lui avez permis d’avoir en inventant l’histoire de votre enchaînement.

Vous réaliserez que vos parents, vos enfants, vos patrons, vos amis vous reflètent parfaitement. Ils sont ceux dont vous aviez besoin pour évoluer et apprendre à vous détacher. Vous réaliserez qu’ils vous ont poussé à devenir vous-même et vous les aimerez. Sans conditions, vous les aimerez. En faisant la paix avec votre passé, vous entrerez dans le moment présent, vous deviendrez ce petit coin de ciel bleu et par lui vous prendrez possession du ciel.

         

Posté par rafaelem à 12:10 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2006

lettre de mon surmoi !

Eh bien alors, tu croyais que j’allais te laisser tranquille et progresser comme ça, en me barricadant le passage, en m’anesthésiant par tes séances d’hypnose et les discours de ton psy !

Pour qui me prends tu, je suis la force du mal, le démon caché au fond de toi, et tu n’es pas prête de me terrasser.

Parfois je reste tapis au fond de toi, à te regarder vivre, c’est drôle, amusant, parce que je sais que je suis le plus fort et que mes armes sont beaucoup plus puissante que les tiennes !

N’oublie jamais que je suis là depuis 37 ans, et que je n’ai pas du tout l’intention de te laisser me battre dans ce bras de fer permanent.

Pour qui te prends tu, regardes toi enfin ! Je ne t’ai jamais autorisé à prendre le dessus, à être pleine de vie, heureuse, confiante et crois moi, je connais bien tes points sensibles et je peux à tous moments te remettre sur la voix que j’ai choisi pour toi.

La vie que je te  réserve, est une vie voué à mon service, j’aime te tourmenté, te provoquer ces angoisses, ces mauvais rêve, ces accès de colère, ces crises de doute. J’aime quand tu es obligé de prendre tes petits xanax pour te calmer, à ce moment là, moi aussi je plane, mais contrairement à ce que tu peux croire, ta drogue est ma drogue, quand tu te calmes moi je reprends mes forces pour pouvoir t’attaquer de façon plus puissante encore la fois d’après !

Tu ne m’auras pas !

Je suis lové au fond de toi, quand tu es allongé sur le divan, je suis mort de rire. Il se prend pour qui ton psy ! il te parle de moi comme si il me connaissait mais il ne sait rien de moi. Chaque surmoi, est unique, il n’y a pas d’universalité dans la méchanceté, et je serais toujours plus armé que lui, je grossirais toujours dans la balance pour peser plus lourd que la liberté que tu recherches.

T’es tu rendu compte que je met sur ta route des gens à qui j’ai soufflé tes faiblesses, eux aussi sont avec moi, ils me ressemblent, toujours prêt à te faire douter, à te balancer leurs énergies négatives. Le monde est peuplé de surmoi prêt à m’aider dans ta destruction.

Allez, abandonne ! tu ne gagneras jamais contre moi.

Haineusement

Ton surmoi.

Posté par rafaelem à 17:46 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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